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RÉSUMÉ A.S.COURS - RCUL

1 novembre 2018 - 23:21

Trois matchs, trois victoires bonifiées, c’est la performance du RCUL en ce début de saison qui envoie un message fort au RC Toulonnais et à l’USA Perpignan, les deux principaux clubs favoris pour accéder au championnat de première série la saison prochaine.

Une belle lancée donc. Après 240 minutes jouées et presque autant de points marqués une certaine suffisance pouvait aisément gagner les joueurs cependant, si aucun adversaire direct ne pouvait être vu dans le rétroviseur c’est tout simplement qu’il était parfaitement à la même hauteur.  

L’AS Cours, Trois matchs, trois victoires bonifiées envoyait le même sms au RCT et à l’USAP mais surtout au RCUL. Si ce match se jouait bel et bien Dimanche, il n’en a pas moins commencé dans la nuit du Samedi.

A 4h du matin, alors qu’il visionne pour la 27ème fois le concert « Génération 80 à l’Olympia » de 2009, Jean Henri voit son téléphone s’éclairer : un message nocturne de Loïc Pluriel (très efficace la semaine dernière) l’avertit qu’il est victime d’une intoxication alimentaire et qu’il ne pourra pas jouer. Manquant déjà de joueurs devant, le coach se fait deux promesses : « nous ramènerons cette victoire au courage et nous interdirons les restaurants Mexicains les veilles de match »

Allongé sur son lit à l’hôpital, Loïc semble apercevoir une silhouette au large sourire dans l’obscurité de sa chambre « Lucas SAKREF ! » hurle t’il en allumant la lumière, mais la silhouette s’évanouit ne laissant derrière elle qu’une dent, un bout d’appendice et une carte fidélité de chez O’Tacos. Lucas aurait-il été jusqu’à empoisonner son concurrent direct ? Je peux seulement dire qu’il a un mobile mais pas d’alibi.

Autre fait remarquable sur la feuille de match, le retour de Jacques Saison, artisan majeur de la victoire des siens en 3ème série ainsi qu’en championnat de France universitaire. Le retour de Capitaine Courage tombe à pic pour ce match décisif sensé déterminer qui a la plus grosse dans cette phase de brassage.

Après 1h30 de route et plus de virages que dans une course de Nascar, les Noirs et or posent le pied en terre Coursiaude, la pression est au maximum, ce qui n’est pas le cas du thermomètre, inutile car incapable d’afficher les températures inférieures au-delà de -20.  

C’est sur un terrain encore gelé de la nuit que Mickaël Schlick envois les deux équipes au combat par un drop de coup d’envoi aussi propre que ses 70 paires de crampons.

Le début de match est disputé et les phases de ruck s’enchainent des deux côtés, les centimètres se gagnent difficilement mais les lignes arrière donnent le maximum. Jean Henri du haut d’une passerelle téléguide ses joueurs qui semblent tous s’appeler Gautier tant ce nom raisonne dans la cuvette de Cours la Ville. Cette place derrière la main courante lui donne accès à une nouvelle fonctionnalité : il n’est plus limité à la surface des entraîneurs et peut longer le terrain pour distiller ses conseils au volume vocal maximum.

Le salut viendra des avants Lyonnais, bien emmené par ses coéquipiers Vincent Gerbelli aplatit le ballon sur le visage d’un adversaire. L’arbitre accorde l’essai en partant du principe que le ballon doit être aplatit par la partie supérieure du corps sans vraiment déterminer si c’est celle du marqueur ou du défenseur. L’expert-comptable inscrit la 5 points important et Mickaël Schlick applique la TVA par une splendide transformation. Une voix céleste s’élève alors en tribune et hurle « Oh le 2 c’est le cuisto du CROUS ou quoi ? ». Au risque de vous décevoir, non, mais ça ne coûte pas plus chère de bien manger.

Quelques dizaines de minutes plus tard et après une solide domination des noirs et or en terre Coursiaude, une pénalité est sifflée. La tête froide, les yeux bleus et le cœur valeureux Mickael montre les poteaux à l’arbitre. Il en profite pour dire au ramasseur de balle de partir à l’extérieur du stade en voiture et de prendre la route dans l’axe des poteaux. Ça passe facilement et comme prévu le ballon atterrit à Villefranche sur Saône. Pas plus surpris que ça, le numéro 10 enfile son casque et fait coucou à Jonathan Sexton en tribune, venu prendre des notes et quelques bières.

Ce match ne ressemble en rien à une promenade de santé et malgré les 10 points d’avance les Rouges et noir restent menaçants et marquent 3 points dans la foulée.

Pas venu là pour trier les lentilles, les avants adverses se rendent coupable de plusieurs mauvais gestes et se font exclure à trois reprises par l’arbitre sous la Bronca du Stade.

Ne profitant pas de cette supériorité numérique, les Lyonnais ne réussissent pas à marquer malgré un Mickael des grands soirs qui trouve parfaitement ses coéquipiers avec ses passes, les touches avec ses pieds et les genoux des adversaires avec son crâne. Sonné, il reste au sol plusieurs fois, le nez dans la terre et de l’herbe dans la bouche, non pas par KO mais par une volonté intense de capter la puissance des éléments qui l’entoure.

Galvanisé par ses profondes méditations dans la verdure il enquille 3 points de plus et signe un autographe à quelques joueurs adverses. Rebelote dans la foulée, il porte le score a 3-16 fonce vers la tribune et soulève son maillot pour montrer le « Gros bisous aux rageux de B-J » floqué sur son Nike pro flambant neuf. Jonathan Sexton applaudis devant tant d’audace et bois sa 13ème pinte.

 

Ennuyé de voir le match s’enliser, Jean Baptiste Dupanloup encore très actif en défense se dit que ça fait longtemps qu’il n’a pas saigné et décide de sauter le pas en s’ouvrant à nouveau à l’arcade sur un contact. Sa sortie n’est pas anecdotique puisque Jean Henri se trouve dans une impasse : il n’a plus de première ligne pour le remplacer, ni lui, ni Etienne Mailly sous perfusion depuis la 25ème minute.

Il décide donc d’envoyer Thomas Leomant à Gauche de la première ligne, ce qui a le mérite de beaucoup me faire rire. Cependant je fais le calcul et me rend compte qu’il manque encore un pilier droit. Lorsque je regarde JH il est déjà trop tard, malgré les 100 mètres qui nous sépare je vois qu’il montre successivement le poste vide en mêlée, puis ma personne. A 24 ans, je m’apprêtais à mourir à des Centaines de kilomètres de chez moi, en pilier droit, un poste que je maitrise pourtant parfaitement au Buffet Asiatique à volonté mais qui me reste inconnu sur le terrain.

 

Bizarrement notre domination en mêlée s’arrête nette, et les locaux en profite pour marquer un bel essai collectif puis une pénalité lointaine pour arracher à la dernière minute le bonus Défensif. Score final : Pas beaucoup pour le RCUL mais un poil moins pour l’AS Cours.

Ce match pose les bonnes questions et ramène les étudiants sur terre car si la victoire est là, la manière est aux abonnés absents. Paralysé par l’envie perpétuelle des adversaires, les Noirs et Or n’ont pas réussi à déployer leur jeu et ont dû se ranger derrière un Mickael Schlick de Gala pour garder le Cap. Trop de flexibilité en défense, incapacité de se trouver en attaque, le RCUL n’a aucune leçon à donner ni au RCT ni à l’USAP.

Mais comme le dit Monsieur Tubert, Fier Catalan et père de Jean Henri : « Restons calme, buvons frais » car finalement le rugby c’est un ballon avec des copains autour, et quand il n’y a plus de ballon il reste des pintes à boire au Kelly’s.  

                                                                                                                                                 Benjamin Hortez

Commentaires

Equipes Matchs Joués Matchs Gagnés Matchs Nuls Matchs Perdus Bonus offensif Bonus défensif Points
Rugby Club Universitaire du Lyonnais 15 15 0 0 11 0 74
RC Arbreslois XV 15 10 1 4 6 3 53
Entente St Amour Coligny 15 10 0 5 2 3 50
Co St Fons 15 11 0 4 6 0 50
RC Rhodanien 15 9 1 5 4 1 44
US Cotes d'Arey 15 6 0 9 1 0 24
RC Pays Du Gier 15 4 0 11 3 3 20
RC Roche La Moliere 14 1 0 13 0 0 0
Rugby Entente Velay Est 15 0 0 15 0 0 -4